Port-au-Prince, 1er avril 2025 – En pleine crise sécuritaire, les autorités haïtiennes ont montré leur incapacité ce lundi 31 mars 2025, avec l’inauguration des nouveaux locaux du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, qui, une nouvelle fois a été délocalisée, situés désormais à Dèlma 75. Cette cérémonie, en présence de hautes personnalités dont le président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, et le ministre de la Justice, Patrick Pélissier, vise à rétablir l’accès à la justice dans un contexte d’insécurité grandissante.
Le président du CPT a salué cette relocalisation comme une “avancée majeure” pour garantir les droits des citoyens, tout en reconnaissant les défis sécuritaires qui paralysent le pays. “Nous traversons une période difficile, mais nous nous engageons à rétablir la paix pour permettre aux institutions judiciaires de fonctionner”, a déclaré Fritz Alphonse Jean, promettant un soutien accru aux magistrats. Une promesse qui sonne creuse.
Le Ministre Pélissier a, quant à lui, martelé que “la récréation est terminée”, appelant à une mobilisation totale contre les gangs. Il a rendu hommage aux policiers, militaires et à la Mission Multinationale de Soutien (MMS) qui œuvrent dans des conditions extrêmes. Son ministère a commandé du matériel supplémentaire pour renforcer les forces de l’ordre, sous le credo : “Action, Résultats, Transparence et Redevabilité”.
31 milliards de gourdes pour la sécurité nationale
Dans un communiqué parallèle, le gouvernement a annoncé un budget rectificatif de 31 milliards de gourdes (2024-2025) dédié à la lutte contre l’insécurité. Parmi ces fonds : 7 milliards pour équiper la Police Nationale (PNH), 4,4 milliards pour moderniser les Forces Armées (FAd’H), 12 millions de dollars déjà dépensés en mars 2025 pour des armements de pointe.
“L’État ne cédera aucun terrain aux gangs”, a insisté le gouvernement, déterminé à reprendre le contrôle des zones occupées, mais il faut quand même rappeler que les institution, les bureaux des directions generales qui ont you toujours eu leur adresse à Port-au-Prince, au champs-de-mars sont à présent delocalisée, pour fuir l’insecurité grandissante, les attaques incessantedes bandits armées.
La sécurisation du pays passe aussi par des opérations ciblées. Ce lundi, des unités spécialisées de la PNH ont été déployées par hélicoptère à Mirebalais (Centre), après une attaque des gangs armés, qui a cause beaucoup de dégâts, libérant ainsi plus de 530 prisoniers selon des institutions de défense des droits de l’homme, où les bandes armées ont aussi bloqué les axes routiers. Cette approche aérienne illustre l’impuissance des forces de l’ordre à circuler librement sur les routes, dominées par les gangs.
Le président de la Cour de Cassation, Jean Joseph Lebrun, a salué la relocalisation du tribunal comme un *”début”* dans la reconstruction du système judiciaire, promettant d’autres projets similaires.
Alors que Haïti tente de restaurer son autorité judiciaire, le défi sécuritaire reste colossal. Entre inaugurations symboliques et budgets records pour la sécurité, les autorités jouent contre la montre pour éviter un effondrement total de l’État déjà entamer.
Jean Wesley Pierre
0 commentaire